L’archive datée décrit Global SP à Paris 17e dans une fiche publiée le 21 janvier 2016. Elle indique un bâtiment de 9 500 m², neuf étages et un sous-sol, puis se concentre sur une salle informatique équipée de huit armoires. La marque Mitsubishi et une puissance frigorifique de 364 kW sont citées. Aucun autre détail n’est fourni sur les armoires, la redondance, les températures ou la charge informatique. Ces données limitées permettent d’examiner les questions propres au refroidissement d’un local technique.
Distinguer puissance installée et charge réelle
Les 364 kW de la fiche correspondent à une puissance frigorifique annoncée. Ils ne décrivent ni la chaleur effectivement dissipée par les équipements informatiques ni le niveau de secours prévu. Pour comprendre un tel système, il faut relever la puissance électrique absorbée par les serveurs, son évolution dans le temps et les autres apports du local.
Le nombre de huit armoires ne suffit pas à établir la répartition de capacité. Une armoire peut être une unité de climatisation ou, selon le vocabulaire du document, désigner autre chose. L’archive ne le précise pas. Un inventaire fiable doit donc relever fonction, référence, puissance et zone de soufflage pour chaque équipement avant de calculer un ratio.
Cartographier les flux d’air du local
Le refroidissement dépend du chemin suivi par l’air. L’emplacement des soufflages, reprises, baies et obstacles doit être porté sur un plan. Des mesures de température à plusieurs hauteurs permettent de repérer les recirculations et les points chauds. Elles doivent être datées et rapprochées de la charge informatique au même moment.
Les passages de câbles, dalles et ouvertures influencent aussi la distribution. Une fuite d’air peut réduire le débit utile sans créer de défaut visible sur la production. Les essais gagnent à être réalisés dans plusieurs configurations, notamment après une modification des baies ou des obturations.
Étudier la continuité de refroidissement
Une salle informatique demande une analyse des conséquences d’un arrêt. L’archive ne mentionne aucune redondance ; il faut donc éviter de lui attribuer un niveau de disponibilité. L’étude commence par les dépendances : alimentation électrique, commandes, ventilateurs, rejet extérieur et éventuelles pompes de condensats.
Les scénarios portent sur la perte d’une unité, d’un groupe ou d’une alimentation. Ils vérifient la transmission des alarmes et le délai avant dépassement d’un seuil défini par l’exploitant. Une capacité de secours nominale n’est utile que si elle démarre réellement et si l’air atteint les zones concernées.
Organiser les alarmes et les mesures
Les sondes de température et d’humidité doivent être repérées, étalonnées et placées dans des points représentatifs. Une moyenne générale peut masquer un point chaud local. Les seuils d’alarme sont associés à des actions et à des destinataires, avec un test périodique de la chaîne complète.
Les historiques permettent d’identifier une dérive progressive : filtre colmaté, échangeur encrassé ou changement de charge. Leur fréquence d’enregistrement doit être suffisante pour voir les événements courts. Les modifications de consigne sont conservées avec leur date et leur motif.
Documenter chaque changement
Dans un local technique, le plan initial vieillit vite si les ajouts ne sont pas reportés. Chaque déplacement de baie, ajout de câble ou modification de soufflage doit mettre à jour l’inventaire. Les accès aux filtres, organes électriques et évacuations restent dégagés.
La fiche Global SP de 2016 ne permet pas d’évaluer l’installation citée. Elle fournit cependant trois repères historiques, le lieu, huit armoires et 364 kW, autour desquels construire une démarche fondée sur les mesures, les scénarios de panne et une documentation suivie.




