Dans les immeubles tertiaires, l’esthétique industrielle en « tout apparent », sans faux plafonds, est devenue très à la mode. Klima excelle aussi sur ce type de chantier ! Démonstration avec l’installation d’une clim VRV dans un bâtiment francilien.

Après le départ de son unique locataire, le petit immeuble de bureaux situé en région parisienne était vide… Une situation idéale pour revaloriser entièrement le site, estime alors son propriétaire la SCPI Accès Valeur Pierre c/o BNP PARIBAS REIM, l’une des plus importantes SCPI du marché français avec un patrimoine d’environ 80 immeubles dans Paris et le Grand Paris.

Anthony Godat, directeur Service technique Maîtrise d’ouvrage de BNP PARIBAS REIM France la société de gestion de la SCPI, explique : « Avant de trouver de nouveaux locataires, nous voulions que cet immeuble sur trois niveaux, pour une surface totale d’environ 2 000 m², réponde aux standards actuels du marché. Il s’agissait d’améliorer le confort du ou des futurs locataires, en particulier du point de vue thermique. La rénovation impliquait de remplacer les menuiseries, de revoir l’étanchéité, l’entretien terrasse et de refaire l’ensemble des locaux : peinture, moquette, faux plafonds, électricité, et bien évidemment la climatisation. »

Lorsque le curage de l’immeuble est lancé, le propriétaire ne sait pas encore s’il trouvera ou non un locataire unique. Quoi qu’il en soit, il souhaite anticiper une éventuelle division des locaux, d’un point de vue électrique et climatisation, pour le cas où il devrait accueillir plusieurs locataires. Une manière de pérenniser ses nouvelles installations pour plusieurs années.

BNP Felix Eboue Paris- avant apres

Climatisation VRV

Pour cela, poursuit Anthony Godat, « nous avons défini une trame type sur l’immeuble, ce qui permet à n’importe quel locataire de cloisonner et d’aménager à l’infini. En fonction de leurs activités, du niveau de confidentialité ou d’interactions dont ils ont besoin, certains locataires voudront cloisonner et d’autres privilégier l’openspace ». Pour la climatisation, « nous avons une logique d’installation avec un VRV par niveau, pour accueillir un locataire par niveau. Et sur un niveau, on définit une trame théorique, c’est-à-dire qu’on a une cassette de climatisation par trame d’immeuble. » Une climatisation VRV (volume de réfrigérant variable) ou DRV est un système de refroidissement multizone destiné aux locaux professionnels ou aux habitations de grande taille, comme les villas et hôtels particuliers. Inventé par Daikin, ce système est maintenant disponible chez les principaux fabricants.

Alors que le curage de l’immeuble est lancé, le propriétaire trouve un nouveau locataire pour tout l’immeuble… Si le principe de la divisibilité des locaux n’est pas remis en cause, les travaux doivent en revanche tenir compte d’une exigence esthétique du futur locataire : ses locaux ne doivent pas comporter de faux plafonds. Électricité, câblage et gaines de ventilation seront donc apparents. « C’était un prérequis. On a alors fait changer le programme puisque ce n’était pas prévu à l’origine », explique Anthony Godat.

Gaines de climatisation visiblesBNP-Felix-Eboue-Paris

Style industriel sans faux plafonds

La maitrise d’oeuvre est confié à John Boudsocq d’A7 Ingénierie. Fabrice Barbier, quant à lui, s’adapte sans problème à cette nouvelle contrainte. Son bureau d’études FB Ingénierie a réalisé le dossier préliminaire prescrivant le remplacement des ventilations de l’immeuble et détaillant les nouvelles installations : « On a ensuite travaillé en synthèse avec l’architecte puisque le locataire qui avait signé le bail souhaitait un style industriel, ce qui est assez sympa à réaliser. Le côté industriel apparent nécessite une qualité de finition exemplaire, de raccordement des gaines, de pose des tubes frigorifiques, de pose des chemins de câbles et des tubes de condensat. »

Le chantier durera en tout 7 mois. « Au lieu d’avoir une gaine avec un joint gris mat apparent, poursuit Fabrice Barbier, là on était sur des gaines à emboîtement. Toutes les liaisons frigorifiques étaient calées à l’horizontale sur des chemins de câbles. Toute l’électricité était coupée au plus juste, les tubes de condensat étaient préformés avec la même forme sur toutes les unités intérieures. Il y a eu un travail facile, dans les compétences de Klima, mais avec un détail de finition très soigné, donc qui demandait forcément plus de temps que lorsque l’installation est cachée par des faux plafonds. »

Jonathan, chargé d’affaires de Klima, confirme : « Le “tout apparent” signifie une taille au laser, avec forcément un niveau d’exigence accru. Tout doit être de niveau, parallèle. Déjà, dès la livraison, il faut que les gaines arrivent en parfait état, car quand on manutentionne de la gaine, il arrive qu’elles soient un peu abîmées. Il y a donc une plus grande exigence à ce niveau-là. Ensuite, la jonction des gaines doit se faire avec du mastic à l’intérieur, et non à l’extérieur des gaines. Il a fallu aussi essuyer chaque raccord de gaines, et finir par un nettoyage global pour obtenir un aspect brillant. Cela n’a pas été si complexe pour nous, parce qu’on a des équipes dédiées qui ont cette minutie. »

Ventilation double flux à récupération d’énergie

Techniquement, Anthony Godat souhaitait une ventilation double flux à récupération d’énergie, pour apporter au locataire un meilleur confort en termes de qualité d’air. Et assurer aussi un gain énergétique, puisque les calories sont récupérées dans le système. À la demande du locataire, le rez-de-chaussée est dimensionné en partie en salle de laboratoire, et pour une autre partie en bureaux de recherche. Sur les niveaux R+1 et R+2, le locataire et ses agenceurs ajoutent des cloisons et créent les volumes, en l’occurrence ici des plateaux de bureaux en open space.

Le « tramage de l’immeuble » évoqué plus haut facilite le cloisonnement maximal ou minimal, selon les besoins du preneur. « Il y a une règle dans les bâtiments de bureaux, confie Fabrice Barbier, ils sont tramés de la même manière : une trame fait 1,35 m, donc un bureau fait forcément au moins deux trames, soit 2,70 m. Par défaut, on place une unité intérieure de climatisation toutes les deux trames. Si le locataire a ensuite une demande particulière, il peut bien sûr en faire la demande au propriétaire. »

Compétence Daikin

Chaque cassette est centrée par rapport à l’axe d’une fenêtre, le locataire peut ainsi cloisonner sans jamais avoir de conflit avec la climatisation. « La centaine de cassettes est reliée à six groupes extérieurs, placés sur le toit, souligne Jonathan, le chargé d’affaires de Klima. On a dû faire faire un châssis spécifique, avec un grutage le dimanche en barrant la rue principale. La diffusion d’air se fait par des bouches de soufflage. Et comme toutes les gaines sont apparentes, on a dû mettre des diffuseurs, ce qu’on appelle des grilles sur gaines. Il a fallu faire des découpes sur les gaines circulaires pour mettre les grilles directement dessus. » En fin de chantier, il ne restait plus qu’à faire les derniers réglages de débit sur le système Daikin pour répondre à l’agencement choisi par le locataire.

Fabrice Barbier, le responsable du bureau d’études FB Ingénierie, conclut : « Le maître d’ouvrage monte les équipes de telle manière que ça matchebien. A7 Ingénierie était ici le guide de maîtrise d’œuvre, côté tous corps d’état. On travaille avec eux depuis dix ans, les études se passent mieux, on fait la synthèse en amont. Tout le travail préparatoire est profitable à tous. Et comme il s’agit d’un marché privé, on peut choisir le type de matériel. Avec ce client, on travaille exclusivement en Daikin, matériel pour lequel Klima et FB Ingénierie ont une expertise de plusieurs années. Nous étions l’un et l’autre dans notre zone de savoir-faire. »

BNP Felix Eboue Paris toiture