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Depuis le 18 juillet 2026, la pose d’une climatisation réversible bénéficie de la TVA à 5,5 % sur l’intégralité du devis, matériel compris. Une économie de 870 € sur 6 000 € HT, à condition d’un logement de plus de deux ans et d’un appareil performant posé par un professionnel.
TVA clim réversible : ce qui a changé au 18 juillet 2026
Depuis le 18 juillet 2026, installer une clim réversible coûte moins cher. La TVA passe à 5,5 % sur tout le devis, fourniture et main-d’œuvre comprises.

Avant le 18 juillet
- Matériel taxé à 20 %
- Pose taxée à 10 %
Depuis le 18 juillet
- L’ensemble du devis à 5,5 %
Concrètement, sur 6 000 € HT, la TVA à 20 % portait la facture à 7 200 €.
Avec le taux réduit, vous payez 6 330 €. L’économie atteint 870 €, nette et immédiate.
La mesure, portée par la loi de finances pour 2026 et l’arrêté du 13 juillet, s’applique dès maintenant, deux mois avant le calendrier prévu.
Qui peut bénéficier de la TVA à 5,5 % ?
Pour bénéficier du taux réduit, votre appareil doit être une pompe à chaleur air-air fixe et réversible, installée en permanence, à compression de vapeur. Un climatiseur mobile n’y a pas droit.

Complétez avec ces vérifications :
- Logement achevé depuis plus de deux ans, affecté à l’habitation, principale ou secondaire, sans condition de ressources.
- Jusqu’à 12 kW : classe A++ en mono-split, A+ en multi-split, en chauffage comme en refroidissement.
- Au-delà de 12 kW : des seuils d’efficacité saisonnière s’appliquent, variables selon la configuration.
- Fluide frigorigène conforme au règlement européen et appareil pilotable à distance.
- Matériel et pose facturés par la même entreprise, dans une prestation globale.
Deux exclusions complètent la liste : pas de construction neuve, pas d’augmentation de surface de plancher de plus de 10 % sur deux ans.
Quel taux de TVA pour quel équipement ?
Trois taux pour trois familles :
- 5,5 % : pompe à chaleur air-eau ou géothermique, chauffe-eau thermodynamique, poêle à granulés. Pour la PAC air-eau, l’ensemble du devis y passe, sans distinction matériel et pose.
- 10 % : radiateurs électriques fixes fournis par l’entreprise, chauffe-eau électrique.
- 20 % : gaz, fioul, construction neuve, climatisation non réversible, matériel acheté sans pose.
Hors logement de plus de deux ans, tout bascule à 20 % : construction neuve, locaux professionnels, matériel acheté sans pose. La règle vaut aussi pour la climatisation non réversible.

Combien vous économisez avec la TVA réduite
Avant, l’ensemble du devis d’une clim réversible était taxé à 20 %. Désormais, tout le devis passe à 5,5 %.
Concrètement, sur une installation type à 6 000 € hors taxes, la facture tombait à 7 200 €. Elle s’établit maintenant à 6 330 €. Votre gain atteint 870 €, sans démarche supplémentaire.

Pour adapter le calcul à votre projet, gardez cette règle simple :
- Multipliez le montant HT par 1,055 pour obtenir le TTC.
- Multipliez-le par 1,20 pour retrouver l’ancien total.
- La différence entre les deux, c’est votre économie.
Un point à vérifier avant de vous réjouir :
- Le taux appliqué est celui du devis signé avec acompte.
- Un devis antérieur au 18 juillet 2026 reste à l’ancien taux.
- Même si l’installation a lieu après, le taux ne change pas.
Méfiez-vous des promesses orales : seul le document signé fait foi. Si vous hésitez, faites établir un nouveau devis daté d’aujourd’hui.
Quelles démarches pour obtenir la TVA réduite ?
Plus de Cerfa depuis le 1er janvier 2025 : une mention obligatoire sur devis et facture suffit. Elle précise identité du client, adresse, ancienneté, usage du logement, nature des travaux et taux appliqué.
Vérifiez ces mentions avant de signer :
- Classe énergétique en chauffage et en refroidissement.
- Fluide frigorigène de l’appareil.
- Connectivité pour le pilotage à distance.
- Référence exacte du modèle.
La certification RGE n’est pas exigée pour la TVA à 5,5 %. Elle reste indispensable pour MaPrimeRénov’ et les primes CEE.
TVA réduite et aides : que pouvez-vous cumuler ?
Le cumul est sans blocage : la TVA à 5,5 % s’applique sur la facture, et vous recevez ensuite MaPrimeRénov’ et les primes CEE. Le total reste plafonné au coût réel du chantier.
Mais la clim seule ne déclenche pas MaPrimeRénov’ : la PAC air-air est exclue du parcours par geste. Seul un projet de rénovation d’ampleur, avec isolation et gain de deux classes DPE, peut l’inclure et profiter du taux sur l’ensemble du devis.
Pour la prime CEE, il faut un SCOP d’au moins 3,9, remplacer une chaudière fossile et un installateur certifié RGE.

- Très modeste : jusqu’à 1 700 €
- Modeste : 1 400 €
- Intermédiaire : 900 €
- Aisé : 500 €
Pas de crédit d’impôt pour cette pose : la TVA réduite reste l’avantage fiscal direct. Depuis septembre, certains projets MaPrimeRénov’ sont progressivement exclus, à surveiller si vous combinez clim et rénovation.
Et si votre devis date d’avant le 18 juillet ?
Vous avez signé avant le 18 juillet ? Vous restez aux anciens taux, même si l’installation a lieu après. Seule la date du devis accepté, avec acompte, fait foi.
Sur un chantier mixte, chaque ligne doit afficher son propre taux. Un taux unique à 5,5 % sur tout le devis vous expose à un risque de redressement.
Bonne nouvelle : l’entretien de votre clim éligible passe aussi à 5,5 %, si un professionnel intervient dans un logement de plus de deux ans.
Le précédent des chaudières le montre : avec un devis signé avant le 1er mars 2025, vous gardiez l’ancien taux. La logique est la même ici.
Jusqu’à quand la TVA à 5,5 % reste-t-elle valable ?
Le taux de 5,5 % reste stable, soyez rassuré. En revanche, les modèles au fluide R32 seront progressivement interdits à la vente à partir de 2027.
Deux dates changent la donne, selon la puissance de l’appareil :
- 1er janvier 2027 : les climatiseurs et PAC de plus de 12 kW jusqu’à 50 kW ne pourront plus être vendus s’ils utilisent un fluide au potentiel de réchauffement planétaire de 150 ou plus, ce qui vise directement le R32.
- 1er janvier 2030 : l’interdiction s’étend à tous les modèles jusqu’à 12 kW, soit l’essentiel de la clim résidentielle.
En parallèle, le règlement européen F-Gas impose une baisse de 49 % des quotas de gaz fluorés dès 2027, ce qui accélère le retrait de ces fluides.
Pour les appareils de plus de 12 kW installés ailleurs qu’en toiture, un arrêté rectificatif était en préparation en septembre 2026.
Le bon réflexe pour votre projet : vérifiez sur le devis le fluide frigorigène du modèle, et choisissez-en un qui restera autorisé au-delà de 2030.
Le taux à 5,5 % est en place depuis le 18 juillet 2026. Faites établir votre devis par une entreprise certifiée, vérifiez l’éligibilité de l’appareil, puis lancez les travaux : l’économie de 870 € est immédiate sur une installation standard de 6 000 €.





